Les frères VOISIN y vécurent…

Par • jeudi 1 juillet 2010 • Rubrique(s): Albigny sur Saône, Le saviez-vous ?
Il y fut exhumé, en 1903, une défense de mammouth contemporaine de nos premiers ancêtres.
Du fait de sa position stratégique et de la vue offerte sur la plaine au nord, Jules CÉSAR y établit des postes de surveillance et y installa des vétérans (anciens combattants).

Ceux-ci étaient installés avec un domaine agricole et quelques esclaves tout autour de LYON, ce qui permettait, tout en cultivant la terre, de garder des soldats en activité.

Un de ces domaines, appelé Villa Albiniaca, du nom d’un vieux légionnaire, donna son nom à ce village. J’ai nommé l’actuel Albigny-sur-Saône.

En 443, les Burgondes franchissent le Rhin et occupent LYON. Afin de protéger la Burgondie des Francs, GONDEBAUD, roi des Burgondes, unit sa nièce Clothilde au roi des Francs, Clovis. L’ambassade des Francs vint y chercher Clothilde.

En 1312, le Lyonnais est rattaché au Royaume. La Saône fait alors l’objet d’une utilisation intensive (viviers, bateaux-moulin) et Villevert, équipé d’une halle et de fossés, obtient la première charte de franchise. Se développe également l’exploitation de carrières concédée dès 1360 à Couzon.

La crue du 9 mai 1500 fut si importante qu’un bateau se perdit entre ce village et Vimy, engloutissant 99 personnes. Toutefois, la proximité de la Saône favorisa l’établissement des demeures bourgeoises comme celle du négociant T. de Boze qui fit orner la sienne de fresques éclatantes.

Était également cultivée la vigne où les chanoines comtes de Saint-Jean exerçaient leur droit de ban sur un vignoble quasi domanial (2 hectares en moyenne).

Au XVIe siècle, cette petite communauté agricole et fluviale (65 exploitants dont 48 propriétaires), dépourvue de boulanger et de boucher mais comptant une quinzaine de mariniers et 6 pêcheurs, comptait environ 475 habitants, situés autour de la place du Plâtre et de son four banal.

En 1793, un fuyard (dont les poches étaient bien remplies), poursuivi par les troupes de la Convention et dans l’impossibilité de traverser la Saône, cacha son trésor dans le clocher de l’église, avec la complicité du marguillier qui fut récompensé au retour du fuyard, 7 ans plus tard.

La construction du chemin de fer apporta un changement important avec la création d’un « dépôt de mendicité » qui fit doubler la population, coupant le bourg et la montagne de Villevert qui fut abandonnée.

Ce quartier est réactivé en 1832 par la création d’un pont en fil de fer (aujourd’hui disparu) qui le reliait à Neuville.

Etaient domiciliés, au 2 quai de Villevert, les frères Voisins, pionniers de l’aviation.

Après la crue de 1840, qui a détruit une quarantaine de maisons, la Saône est progressivement endiguée, permettant le retour à une vocation fluviale, inaugurant une « marina », une halte fluviale, ainsi que le premier sentier thématique du Mont-d’Or.

Article initialement publié le 19 mars 2009

Le 19 septembre dernier, une fresque de la CitéCréation fut inaugurée à la gloire des frères Voisin. Voir l’article que nous lui avions consacré ICI

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