Nostalgie, nostalgie….
Par Evelyne • Jeudi 22 octobre 2009 • Rubrique(s): Le saviez-vous ? •Si l’on fait le compte des bateaux à vapeur ayant navigué sur la Saône en 1850, on arrive à un total de 17 bateaux, exclusivement destinés au transport des voyageurs ainsi que 9 bateaux remorqueurs réservés aux marchandises, ce qui était, pour l’époque, un nombre important.
L’arrivée du train à Chalon-sur-Saône, Dijon, puis la jonction Marseille-Paris, dans les années 1850 entraîna la disparition progressive de ces bateaux. En juin 1858, de la ligne Lyon-Chalon, il ne restait plus qu’un seul service.
Toutefois et malgré cet état de fait, en 1850, les frères COCHOT lancent sur la Saône, le « Parisien n° 1 » suivi, la même année du « Parisien n° 2 », puis du « Parisien n° 3 ». Ces bateaux étaient à vapeur et possédaient des roues à aubes.
Initialement créés pour le transport des passagers, ces bateaux, long de 55 mètres pour le Parisien 1, de 67 mètres pour le Parisien 2 et de 50 mètres pour le Parisien 3, pouvaient transporter à chaque voyage entre 300 et 400 passagers.
Ils assuraient la liaison Lyon-Chalon, trois fois par semaine.
Concurrencés par le train, ces bateaux devinrent mixtes et transportèrent également, pour survivre, du fret.
Comme tout moyen de transport, ils subissaient des avaries, voire des accidents.
Le premier eut lieu en 1886, soit quand même plus de 36 ans après leur lancement. Il s’agirait d’un naufrage qui serait survenu suite à la collision avec une pile du pont de Vaise à cause du brouillard.
Un autre eut lieu en 1912 à Lyon où le Parisien n° 2 coula après avoir heurté une pile du pont du Change.
Malgré tout, ces bateaux devaient être très sûrs, car il semble qu’il n’y ait eu que ces deux naufrages recensés.
Le développement du train entraîna le déclin de ces bateaux. En effet, des 110 065 passagers transportés en 1850, il n’y en avait plus que 24 062 en 1898 et 13 799 en 1906.
Néanmoins, ils ont eu une belle carrière.
Comme ces chiffres le prouvent, en 1906 ces bateaux circulaient toujours.
Ils résistèrent également à la première guerre mondiale et en 1923 la Compagnie Générale de Navigation HPLM racheta la Compagnie des Bateaux Parisiens. Toutefois, leur disparition se fit progressivement et rien officiellement n’indique l’arrêt de ces derniers. Il semblerait néanmoins de l’année 1925 marque la fin de ces bateaux à vapeur.
Il est vrai, qu’après avoir vu leurs photos, j’ai eu un pincement au cœur en me disant que, ma foi, j’aurai bien aimé faire un tour sur ces bateaux, …….
Ils étaient si beaux…..
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