Et son nom est inscrit en lettres d’or

Par • jeudi 24 septembre 2009 • Rubrique(s): Le saviez-vous ?

Né le 20 janvier 1775 à LYON (SAINT-NIZIER), André-Marie AMPÈRE est le fils de Jean-Jacques, cumulant les fonctions de négociant, juge de paix et officier de police du canton de la halle au blé.

Il passe son enfance et son adolescence dans le domaine familial, situé à Poleymieux-au-Mont-d’Or, où il bénéficia de l’instruction dispensée par son propre père (latin, calcul…..), ce qui lui permit de ne pas aller à l’école.

Il se révéla particulièrement précoce et doté d’une mémoire très importante.

Un ami de son père, l’abbé Daburon, poursuivit cette instruction en lui apprenant le calcul intégral et différentiel.

Malgré la mort prématurée de son père (guillotiné par les troupes de la Convention nationale en 1793) et après une période de prostration, Ampère se mit à écrire et commença donc par composer des tragédies et des poèmes épiques.

C’est à cette époque qu’il rencontra Julie CARRON (native de SAINT-GERMAIN) qui devint sa femme le 6 août 1799.

Son fils naissait un an plus tard.

Il commença son activité professionnelle à LYON, où il donnait des cours de mathématique et de physique, puis il obtint un poste à Bourg-en-Bresse comme professeur à l’école centrale.

C’est à cette époque qu’il publie un premier mémoire intitulé « considérations sur la théorie mathématique du jeu », mémoire qui le fit connaître du milieu savant et qui lui permit de revenir à LYON où il s’installa en 1803.

Désespéré par la mort de sa femme, il part s’installer à Paris et devient répétiteur à l’Ecole polytechnique.

Il est nommé Inspecteur général de l’Université, puis en 1809, enseigne, à l’Ecole polytechnique, l’analyse mathématique et est titulaire de la chaire de mécanique.

C’est en 1814 qu’il entre à l’Académie des sciences, dans la section géométrie.

Il se marie une seconde fois, mariage qui se soldera par une séparation et qui lui apportera une fille, prénommée Albine.

C’est en 1820 qu’il assistera à la reconstitution d’une expérience où « une aiguille aimantée se trouve déviée au voisinage d’un courant électrique ». Cette expérience lui permettra de jeter les bases d’une nouvelle discipline appelée « électromagnétisme ».

Il occupera la chaire de physique du Collège de France en 1824 et c’est en 1827 qu’il publiera un ouvrage sur la théorie mathématique des phénomènes électrodynamiques.

Il sera également le premier à différencier les atomes des molécules et formule la loi dite d’Avogadro-Ampère (que je ne m’amuserai pas à expliciter…).

Il fut l’inventeur du premier télégraphe électrique.

Malgré sa notoriété (il fut membre de la Légion d’Honneur et membre de nombreuses sociétés savantes), Ampère, qui passa la fin de sa vie à Marseille, mourut le 10 juin 1836 à 61 ans, dans l’indifférence presque générale.

Son cercueil fut transporté à Paris par les amis de son fils en 1839, au cimetière Montmartre.

Le saviez-vous ? Il fait partie des 72 savants qui ont leur nom inscrit en lettres d’or sur la Tour Eiffel

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