Après les enfants…, le père (suite)

Par • jeudi 16 septembre 2010 • Rubrique(s): Le saviez-vous ?

Afin de combler le vide créé par ce départ, Laurent Mourguet donna vie à une nouvelle marionnette destinée à dialoguer avec Polichinelle, qu’il nomma Gnafron (le mot lyonnais « gnafre » ayant pour signification cordonnier).

Selon la légende, il sculpta cette marionnette à l’image de son ancien compagnon.

Il semblerait que ce fut la première marionnette lyonnaise.

Laurent Mourguet s’installe alors dans son premier théâtre fixe, lui permettant d’échapper aux intempéries. Ce théâtre fut installé au rez-de-chaussée de la maison dans laquelle il vivait.

Toutefois, cette activité n’était pas suffisante pour faire vivre une famille nombreuse et Laurent Mourguet travaillait, en parallèle, dans une crèche de la ville de Lyon. La crèche était, à l’époque, un théâtre dans lequel était joués des drames, des féeries … avec des marionnettes à fils.

Cet emploi lui permet de se familiariser avec les décors qu’il crée et manipule, le répertoire, ainsi qu’avec les racines du spectacle des marionnettes.

C’est des marionnettes de ce théâtre que Laurent Mourguet s’inspira pour le personnage de Guignol et, notamment son costume marron à boutons d’or et tricorne, ainsi que son vocabulaire.

Malheureusement, Polichinelle lasse son public et il faut donc trouver une idée nouvelle.

C’est à cette occasion que sera créé Guignol. Ce dernier remplacera Polichinelle et sera destiné à dialoguer avec les gens de leur vie, de leurs problèmes, de leur quartier.

Ce sera donc un personnage en prise directe avec la réalité de son public.

Guignol a donc un costume, mais pas encore de visage. Il semblerait que Mourguet ait utilisé son propre visage afin de créer une physionomie à sa marionnette.

La date de création de Guignol ? Les avis divergent. Certains penchent pour 1808, d’autre pour 1810. (A suivre…)

Partager, imprimer, envoyer :

| | Plus

    Autres articles à lire sur Saônor.fr :