Après les enfants, … le père…

Par • jeudi 9 septembre 2010 • Rubrique(s): Le saviez-vous ?

Comme vous avez pu le lire précédemment, c’est dans une famille de canuts que naît Laurent Mourguet en 1769 et qu’il commence son apprentissage du métier.

Il se marie à 19 ans en 1788.

En 1789, le métier de canut connaît une crise et le chômage domine. Il a alors 20 ans et n’a aucune qualification autre que celle de tisseur, il ne sait ni lire ni écrire, mais il est vif et débrouillard.

Il décide alors, pour vivre, de se « recycler ». On le verra marchand ambulant (il vendra des aiguilles, des peignes, des remèdes, des chaussons…) dans les foires et les fêtes de la région.

Toutefois, cette activité ne rapportant pas assez (il a de nombreux enfants, 10 au total), il décide de pratiquer une activité plus lucrative et de devenir arracheur de dents et vendeur de potions.

A l’époque, il n’existait effectivement pas de dentiste et je vous laisse imaginer la manière dont il pratiquait pour vous enlever les dents….

Il installe à côté de son fauteuil de « dentiste », un petit théâtre de marionnettes qui avait pour but d’attirer le chaland et de le convaincre de se laisser « soigner ».

Pour ce faire, il utilise la commedia dell’arte, avec les marionnettes de Polichinelle, le diable, sa femme…..

Il se rendit vite compte que cette activité pouvait lui rapporter bien plus que son activité d’arracheur de dents.

C’est en 1804 qu’il s’installe officiellement comme marionnettiste professionnel et installe son théâtre au Jardin du Petit Tivoli à LYON. Son premier public est composé d’enfants et d’adultes.

Dans les premiers temps, il est seul, puis s’adjuge les compétences de Lambert Grégoire Ladré, comédien et violoniste, qui sert de « racoleur », haranguant les passants afin de les inciter à s’arrêter pour regarder le spectacle, allant même jusqu’à donner la réplique aux marionnettes.

Cet arrangement durera un an, les deux compères se séparant alors et devenant concurrents, au Jardin Chinois. Thomas utilisait alors les marionnettes à fils (à suivre……)

Partager, imprimer, envoyer :

| | Plus

    Autres articles à lire sur Saônor.fr :