La Saône

Par • jeudi 17 juin 2010 • Rubrique(s): Archives, Le saviez-vous ?

La SAONE

Le nom le plus ancien de la Saône est BRIGULUS, fleuve de Gaule celtique.
Ce sont les commentaires de César qui mentionnent pour la première fois cette rivière sous le nom d’AGAR.

Elle s’appellera successivement Sauconna (IVe siècle), Sagonam (810), Sagonne (993), Soana (1215), Saonna (1237), Saganna (1268), Saone (1285), Segonna 1218), Sone (1367), Soosne (1395), Sogne (1405), Soine (1441), Soène (1441), Soone (1447) ; Sone (1449).

De nombreuses légendes s’attachent au nom de la Saône, en voici quelques unes :
Le mot ARAR serait un mot d’origine celtique, signifiant « Eau ».

Ou encore :
Ara serait le nom d’un homme dont le frère Celibar, aurait été dévoré par des bêtes sauvages installées au bord d’une rivière. Fou de désespoir, Arar se jeta à l’eau et fut englouti. Afin de perpétrer cet amour fraternel, son nom aurait été donné à la rivière.

Ou alors :
Ce nom serait né à la suite de la mise à sac de la ville de LYON par Septime Sévère, à la chute de l’empire romain, en représailles envers les Lyonnais qui soutenaient son rival pour le titre d’empereur, Albinus. Le nom viendrait de Sagona (l’Ensanglantée), la rivière ayant été rougie de leur sang.

Et une petite dernière :
Ce nom serait une allusion à la déesse Sauconna, symbole de vie et de fécondité pour les Gaulois, symbole de la prospérité commerciale pour les Romains (découverte à proximité de Chalon-sur-Saône d’un bloc de pierre portant une inscription témoignant du culte de cette déesse).
A vous de choisir celle qui vous parle le plus.

Dès l’antiquité, la Saône est une voie de communication majeure de la Gaule. Il existe des traces d’occupation humaine le long de ses rives depuis l’âge de bronze.

Et si je vous disais que LYON doit son développement à la Saône ?
Les Romains bâtissent la ville de LYON sur les rives de la Saône pour contrôler le grand axe nord-sud de l’empire, de la méditerranée au Rhin.
A l’époque romaine déjà, le commerce via la Saône assure la prospérité de la ville.
Jusqu’au XVIIIe siècle, la Saône a présidé à l’organisation de l’espace urbain et à l’amélioration de la cité (échanges, commerces, fêtes…).

Du fait de sa situation géographique et de ses conditions de navigabilité, la Saône a été, pendant de nombreux siècles, l’axe fluvial de développement de LYON.
Toutefois, à partir du XVIIIe siècle, la Saône perdra son caractère d’artère de centralité, suite à la construction de quais et à l’extension de la ville « au-delà du Rhône ».

Article initialement publié le 28 janvier 2009

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