Père Marcel : Le retour

Par Michel Muyard • Jeudi 17 mars 2011 • Rubrique(s): A la Une

Saonor : Bonjour Père Marcel, dites donc, vous nous aviez oubliés ces derniers temps ? Qu’est-ce qui se passe ? Vous étiez fâché ?

Père Marcel : Pas du tout ! C’est pas de ma faute ! Il ne se passe rien dans nos bleds ! Qu’est-ce que tu veux que j’y fasse !

Saonor : Vous auriez pu  nous donner des signes de vie, quand même.

Père Marcel : Justement, parlons-en, j’aurais bien pu crever, personne m’a appelé. Et puis dis donc, j’ai une vie, moi aussi, j’ai quand même le droit de prendre un petit peu de bon temps. Il m’en reste plus beaucoup si ça se trouve !!!

Saonor : Vous vous portez comme un charme, vous nous enterrerez tous.

Père Marcel : C’est ce qu’on croit, mais maintenant, il me faut du temps pour que la machine se remette en route correctement.

Saonor : C’est pas pour me parler de votre santé que vous m’avez appelé quand même ?

Père Marcel : Non, j’ai vu que vous manquiez d’articles, alors je me suis dit que j’allais faire un petit effort.

Saonor : Super !!! Vous allez nous faire des articles ?

Père Marcel : Ça va pas non !!! Tu crois pas que je vais m’amuser à taper sur vos claviers. Il me faut déjà une minute pour trouver où se trouvent les majuscules, ne crois pas que je vais écrire tout un article !!! Non, c’est toi qui va venir enregistrer sur ton appareil et comme ça, en même temps, on boira un petit coup.

Saonor. Autrement dit, vous avez besoin de compagnie si j’ai bien compris ?

Père Marcel : Dis donc, petit gars, si t’es pas content, tu reprends tout ton petit bazar enregistreur et tu te débrouilles tout seul avec tes problèmes.

Saonor : Ça va, ça va. Dites donc, vous vous êtes pas arrangé pendant ces trois mois. Bon alors de quoi on parle, aujourd’hui ?

Père Marcel : J’ai envie de casser du sucre sur ce que j’entends ou que j’ai lu sur les actualités du moment. Tiens aujourd’hui, je viens d’entendre que notre gouvernement allait lancer une grande révision de nos centrales nucléaires.

Saonor : C’est normal, non, vous pouvez pas leur reprocher ça, quand même !

Père Marcel : Ce que je leur reproche, c’est qu’on nous le dise maintenant. J’espère qu’ils n’ont pas attendu que ça pète au Japon pour voir si elles marchent bien, leurs centrales. J’espère qu’il y a bien quelques pingouins en combinaison blanche pour aller voir si leur putain de truc nucléaire se tire pas dans la nature.

Saonor : Sûrement, Père Marcel, c’est hyper bien protégé toutes ces installations.

Père Marcel : J’espère bien parce que quand tu montes au Mont-Verdun, tu la vois bien, la centrale de Saint-Vulbas. Si ça s’échappe de là-bas, il n’y a rien qui arrête, c’est tout pour notre gueule, le bon petit nuage nucléaire.

Saonor : Mais il n’y pas de risque Père Marcel.

Père Marcel : Tu crois qu’ils leur disaient quoi aux habitants proches de celle du Japon. Y’a pas de risques !!! Vous en faites pas, y’a pas de risques ! Voilà ce qu’ils leur disaient. T’as vu dans quelle merde, ils sont aujourd’hui ?

Saonor : C’est exceptionnel ce qui s’est passé au Japon, Père Marcel

Père Marcel : Bien sûr oui ! C’est exceptionnel, en attendant, le pauvre quidam japonais qui est obligé de se tirer de chez lui pour ne pas mourir, c’est exceptionnel aussi… Tiens je voulais te dire une autre petite chose.

Saonor : Allez-y Père Marcel !

Père Marcel : On les laisse bien tomber les petits Libyens qu’ont voulu renverser l’autre enturbanné de Kadhafi. Tiens, je lui donne pas deux ans avant qu’il ne remonte les marches de l’Elysée et qu’il serre les pognes à tout le monde.

Saonor : Faut pas exagérer Père Marcel !

Père Marcel : En France, on est super fort pour prendre les trains en marche. Ça pète au Japon, on lance un programme de révision de nos centrales. Des peuples essaient de renverser leurs dirigeants, aussitôt on fait comprendre qu’en effet, ils étaient méchants tous ces vilains dictateurs avec qui on étaient copains. Bouh, ils sont méchants, méchants !!!

Saonor : Père Marcel, vous faites de la politique !!! Saônor n’est pas fait pour ça !

Père Marcel : Je m’en fous, si tu veux bâillonner un honnête citoyen, t’as qu’à me censurer ! Et puis c’est tout !

Saonor : Ben, dites donc pour un retour, c’est un retour, ça promet pour les prochaines fois.

Père Marcel : T’es pas obligé de revenir !!! Allez salut, petit gars !!!

Share

Partager, imprimer, envoyer :

| | Plus

Voir les derniers articles de Michel Muyard

Mots Clefs :


    Autres articles à lire sur Saônor.fr :

« retour à l'accueil
(Les commentaires sont généralement clos 20 jours après la publication d'un article)

Commentaires Clos.

Rss fermer