Julien Duret, ce héros

Par • jeudi 8 avril 2010 • Rubrique(s): A la Une

Il s’appelle Julien Duret, a 29 ans, est ingénieur et il habite Lyon.  Dimanche dernier, alors qu’il se promenait sur les quais de New-York, il a eu la merveilleuse idée d’aller sauver une petite fille tombée d’un bateau dans l’East River.

Le lendemain, il reprenait son avion sans savoir que tout New-York était à sa recherche et que, outre les médias américains, les médias français allaient eux aussi se mettre de la partie. Faut-il être un homme simple, héros malgré lui, pour oublier d’aller distribuer sa carte de visite après ce geste si héroïque ?

Quoi qu’il en soit, ce mercredi, il ne faisait pas bon s’appeler Duret et habiter Lyon…

Au premier appel, on s’imagine que c’est une blague. Au deuxième, on ne la trouve pas très amusante. Au troisième appel, émanant cette fois de Canal-Plus, on devient plus attentif. On se dit que dans notre entourage, on n’a pas d’amis aussi lourdingues que ça.

Quelques appels plus loin, alors que notre téléphone est en passe de devenir notre pire ennemi, on a une pensée émue pour toutes les personnes qui ont dû, à un moment ou à un autre, être harcelées par des journalistes.

Reste qu’en l’occurrence, il leur est possible de le couper … mais malheureusement il est pour moi mon principal outil de travail.

Au moment où j’écris ces lignes, c’est RMC qui recherche désespérément Julien Duret…

Certes, on ne peut pas leur en vouloir : finalement, vues les maigres infos en leur possession : Julien Duret, 29 ans, Lyonnais : ne restait plus qu’à éplucher l’annuaire…

Oups, bougez pas, cette fois c’est le Parisien…

Le plus amusant de cette histoire, ce qui m’a fait penser à une grosse plaisanterie, c’est que l’on me demandait systématiquement si je connaissais Julien Duret.

Oh oh… nous retrouverons aussi cette histoire dans le Progrès….

Or Julien Duret, je le connais.

Je le connais même très très bien…

Oh ! je sais bien que mon Julien n’était pas à New-York dimanche puisqu’il cherchait des œufs de Pâques dans le jardin…

Eh Radio Scoop… non non mademoiselle, mon Julien n’est pas le vôtre…

Car mon Julien Duret, c’est mon père, mon héros.

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